L'année 2015, j'avais gardé toutes les bandelettes des pelotes tricotées.
- idéal => 134 pelotes
- barisienne => 133 pelotes de 50g
- bergelle 100 => 36 pelotes de 100g
- toison => 37 pelotes de 50g
- goomy50 =>34 pelotes de 50g
auxquelles il faut ajouter les qualités suivantes : tweedine, teddy, perfection, caline, cablenyl, doussine, cascade/cabourg, ciboulette, plume, planète, alaska, funny, magic/magic+, éclair, sonora, miroir, pompon, flammé lin, aquarelle, sport, océane, coton fifty et belle-île.
Cette année là, j'avais fait chauffer la machine à tricoter pour réaliser de nombreux ouvrages enfants destinés à une association.
Depuis j'ai nettement ralenti le rythme. Ma commande des soldes est enfin arrivée. Je l'attendais avec impatience pour finir un lapinou. Tout y était c'était parfait. Des cotons satinés, blanc, gris, renard, noir, navy, hibiscus et canard, destinés à des projets pokemon au crochet et à la fin des lapinous. Seulement le coloris canard que je tague en dessous est beaucoup plus vert que ce que j'avais vu sur le site, ce n'est pas trop grave, il servira toujours! J'ai commencé à utiliser le coton navy pour faire la bordure de l'étoile de mon lapinou, il est très agréable à crocheter. Merci BdF. Aux origines de Bergère de France🪀✨
À la fin de la guerre, Robert Petit s’apprête à effectuer son service militaire, mais la maladie changera ses projets. En effet, il quitte Paris pour s’installer à Louppy-le-Château, petit village de la Meuse. Dans ces années de pénurie, même s’habiller devient difficile. Les villageois se tournent vers lui : où trouver de la laine ?
Ses recherches le mènent à la filature Buirette Gaulard de Suippes, elle existe depuis 1824. Cette découverte marquera le début d’une aventure entrepreneuriale. En 1946, il ouvre sa première boutique à Bar-le-Duc sous le nom de Bergère Lorraine, bientôt transformée en Bergère de France.
L’entreprise prospère grâce à la vente directe, inspirée des grands noms de la vente par correspondance comme la Redoute.
C’est ainsi que, Robert Petit comprend que pour répondre à la demande, il doit produire lui-même. Ainsi, en 1960, il reprend les ouvriers spécialisés d’une filature en faillite et fonde sa propre unité de fabrication à Bar-le-Duc.
En 1963, l’usine neuve est inaugurée : moderne, lumineuse, et dans le but de garantir aux clientes des fils de qualité au meilleur prix.
Enfin, le succès ne s’arrête plus. Dès 1959, Bergère de France propose déjà 240 coloris et plus de 20 qualités de laine.
Les premiers catalogues, mêlant fils et modèles, deviennent vite des objets incontournables dans les foyers français. Les clientes y trouvent aussi des bas, des chaussettes et surtout des idées créatives pour donner vie aux pelotes.
Peu à peu, Bergère de France grandit et aujourd’hui encore, l’entreprise maintient ce savoir-faire unique, fruit de la débrouille d’après-guerre et devenu une véritable référence du tricot en France et ailleurs.
À partir d’octobre 2025, Bergère de France opte pour le statut de SCOP. En devenant une SCOP (Société Coopérative de Production), Bergère de France poursuit son histoire sous une nouvelle forme. Les salariés ont repris collectivement l’entreprise afin de préserver les savoir-faire, maintenir la production en France et assurer la pérennité des emplois. Ce modèle coopératif place l’humain au centre de la gouvernance et garantit la continuité d’une aventure industrielle et locale tournée vers l’avenir.